
Si Paradis nous était conté, ou les grandes dates de l'histoire du lycée Paradis...
L'histoire du Lycée Professionnel Privé Paradis se confond en de multiples points avec celle de l'Institut des Frères du Sacré-Cœur à qui il doit en partie son existence.
1837.
Le Frère POLYCARPE acquiert une petite propriété située à Saint-Marcel près du Puy en Velay, appelée « Paradis » sans doute en raison de l'antique cimetière qui se situait dans ce secteur aux premiers temps de la chrétienté au Puy.
A partir de cette date, une série de bâtiments est édifiée entre le bourg d'Espaly et le quartier de St-Marcel sur la rive gauche de la Borne.
Dès lors, Paradis devient un centre d'études et de formation des Frères du Sacré-Cœur, mais aussi une maison d'accueil pour les Frères à la retraite.
Cela durera 156 ans.

Au cours de cette longue période Paradis a connu des "activités" diverses :
De 1905 à 1906, l'établissement accueille les séminaristes du Grand Séminaire du Puy.
De 1906 à 1926, les locaux seront occupés par les étudiants du Petit Séminaire de la Chartreuse de Brives-Charensac.
Au cours des deux guerres 14-18 et 39-45, diverses unités militaires y trouvent refuge.
En 1939 la banque « Société Générale » y entrepose ses titres et valeurs.
En 1943-1944, des prisonniers russes sont internés sous la garde de soldats allemands.
A la Libération, des groupes F.F.I. occupent les lieux.
En 1945, les locaux retrouvent leur affectation d'origine.
Tout au long de ces années, les Frères du Sacré-Cœur restent présents et efficaces pour « Servir - Instruire - Aimer » selon la devise du fondateur de l'ordre.
1954 / 1955.
À cette date se situe le tournant décisif, lorsque le Père NEYRET vient établir à Paradis les « Ateliers d'Apprentissage de l'Industrie ».
Une partie des bâtiments est transformée en ateliers où des jeunes titulaires du CAP se perfectionnent en exécutant des travaux à façon, réputés pour leur qualité.
Ainsi, la « vocation technique » de Paradis est née.
En janvier 1958, le Frère Pierre OUILLON est nommé à la direction de « l'École Technique » ouverte alors aux jeunes élèves désireux de préparer un CAP.
Seul, à la tête de cette école, il doit faire face aux nombreux problèmes matériels et financiers.
Malgré un travail acharné et la présence d'une quarantaine d'élèves, l'École Technique de Paradis a du mal à survivre : il était nécessaire de trouver une solution.
Un second souffle est rendu possible avec la participation du « Pensionnat Notre Dame de France ».
1971.
Le Frère BRESSON, Directeur du Pensionnat Notre Dame de France, fait de Paradis une annexe de son établissement scolaire.
Par la création de nouvelles sections de formation, l'essor du secteur technique industriel de Paradis commence véritablement.
Les structures d'encadrement évoluent :
- La direction administrative est assurée par le Frère Bresson.
- La responsabilité pédagogique est confiée à M. Michel Promeyrat.
Le « redémarrage » est onéreux en raison du coût des machines et du matériel spécifique affectés à ce type d’enseignement.
Cependant, les difficultés sont dépassées.
Les sections se multiplient, le succès aux examens prouve que tous les efforts n'ont pas été vains : l'effectif global passe de 60 à 240 élèves en 17 ans.
C'est dans ce contexte favorable que le Frère HENRI, nouveau Directeur du PNDF, donnera à l'école Paradis sa totale autonomie.
Parallèlement de 1972 à 1975, une partie des bâtiments abrite l'école d'infirmières ensuite déplacée vers les locaux construits à l'Hôpital Emile Roux.
Dans la partie rendue disponible, le Frère Henri fait implanter le « Foyer d'Internat » destinée à l'accueil des jeunes filles élèves du second cycle au PNDF.
Ainsi Paradis a le vent en poupe : la situation financière se redresse, la progression des effectifs est constante, les chefs d'entreprise locaux se déclarent satisfaits des employés recrutés parmi les anciens élèves de Paradis.
Ce bilan satisfaisant est le résultat des efforts consentis par tous les enseignants et éducateurs dont le nombre ne cesse de croître tout au long de cette période.
1977.
Paradis devient un établissement indépendant du PNDF, doté d'une direction propre et géré de manière autonome. M. Promeyrat assure les fonctions de Directeur, secondé par une équipe de professeurs compétents.
L'École Technique Paradis d'abord « CET » (Collège d'Enseignement Technique) change de statut et devient « LPEP » (Lycée Privé d'Enseignement Professionnel), restant un établissement catholique, cadre favorable à l'éveil des valeurs chrétiennes chez les jeunes, formant des techniciens compétents mais aussi des hommes ouverts et responsables.
Le LPEP Paradis répond à un besoin de formation technique pour les jeunes de la région.
Ce fait trouve sont illustration dans la croissance régulière des effectifs : 70 élèves en 1971, 327 en 1985.
La diversification des formations proposées :
- Dessin Industriel.
- Tournage / Fraisage.
- Mécanique Générale.
- Électromécanique.
- Électronique...
Les stages de formation continue dispensés grâce à un équipement technique performant et à la compétence des enseignants impliqués.
1988.
En juillet, l'établissement, entre temps devenu LPP (Lycée Privé Professionnel) se fixe deux objectifs fondamentaux :
1) Résoudre le problème immobilier : depuis plusieurs années des "désordres" architecturaux se manifestent en raison de l'instabilité du sol. Ce qui entraîne la fragilité de certaines parties de l'édifice et ne permettant plus d'assurer la sécurité des occupants.
2) Développer l'enseignement technique industriel selon deux axes :
- la filière des Bac Professionnels,
- le cycle long de l'enseignement technologique par la préparation au Bac Technologique.
Par ailleurs, le problème immobilier doit être réglé de manière urgente.
1989.
La possibilité de restructurer et de réhabiliter les locaux du lycée Paradis est envisagée. Mais le projet est abandonné en juillet : la garantie de stabilité des bâtiments n'est pas donnée.
Il est nécessaire de chercher des solutions d'implantation du lycée en d'autres lieux.
1990.
En juillet, la décision est prise de transférer le lycée Paradis sur le site de La Chartreuse à Brives-Charensac.
À partir de cette date et suite à cette décision, le cours des événements s'accélère en même temps que la structure pédagogique du LPP Paradis se métamorphose :
- Septembre 90 : ouverture de la classe de Seconde TSA au lycée La Chartreuse devenu "Lycée Polyvalent" par l'association avec le LP Paradis.
- Septembre 91 : création du Bac Pro DPI et des classes de premières F2 / F3.
- Septembre 92 : les classes de terminales F2 / F3 sont ouvertes complétant la filière "Bac Technologique".
1992.
En septembre, l'ensemble des locaux connus sous le nom « Paradis » abrite en fait trois établissements distincts :
Le LPP, proposant 17 classes, accueillant 370 élèves internes / demi-pensionnaires / externes, filles et garçons qui reçoivent un enseignement dispensé par un corps enseignant en augmentation constante.
L'École Primaire Privée d'Espaly indépendante du LPP, comportant trois sections (CM1 ; CM2 ; CE).
La maison de retraite des Frères du Sacré-Cœur, dans des locaux inaugurés en 1985 situés sur un terrain à l'arrière des bâtiments scolaires.
En novembre, la décision est prise de construire les locaux du nouveau lycée Paradis sur le site de La Chartreuse. Cela se concrétise par le choix de l'architecte et l'adoption de son projet original d'inclure des bâtiments à la modernité audacieuse dans un ensemble au passé glorieux.
Le financement des travaux est assuré par des ressources d'origines diverses .
1993.
Les travaux débutent en juillet.
1995.
Transfert du Lycée Paradis d'Espaly dans les locaux construits sur le site de la Chartreuse à Brives-Charensac.
Un nouvel établissement est né « La Chartreuse- Paradis », proposant des formations allant de l'école primaire aux classes de baccalauréat, en passant par celles du collège.
2005.
L'ensemble scolaire LA CHARTREUSE PARADIS est composé :
- d'une école maternelle et primaire (70 élèves)
- d'un collège (160 élèves)
- d'un lycée d'enseignement général et technologique (130 élèves) d'un lycée professionnel (215 élèves)
Comme par le passé nous sommes en mesure de répondre aux demandes dans le cadre de la formation continue.
Continuons ensemble à construire l'histoire du seul établissement scolaire technique industriel catholique du bassin du Puy en Velay.